Carnet

Corps

Mars 2026

Tu m'as fait oublier mes défauts,
Plus que toi et moi, sur un fil tendu.
Funambules, reliés par la peau.
Toutes mes lueurs s'allument.

Je n'ai pas forcé mon ventre à se rentrer,
Le temps s'était arrêté.
J'ai pris le temps de te contempler,
Pour être sûre de ne pas t'oublier.

Février 2026

Un rayon pour réchauffer mes bras
Les éclats de ta peau,
Pour embrasser mes mains,
Tes yeux ocres,
Ton odeur et la bosa nova.
J'ai la chair de poule,
Je couve ces pensées.
Je me pense avec toi,
Le printemps est si vite arrivé.

2025

Ton sourire est infini je crois,
Traces de lumière et poussières de toi.
Je traîne avec moi tous les sons de ton rire.

2025

Ma chambre est devenu l'hôtel
de nos fièvres
Divines.
Quel est l'autre nom de l'alcôve
si ce n'est le creux de tes mains
Divines.
Le cadre du lit a des ailes,
les nuages
défilent.

2025

Je me suis endormie sur mon cœur.
Encore avide de toi, j'effleure
des états sublimés.
Encore emportée, tu m'as laissée
naviguer à vide.
Je m'endors, échouée.
Sur ce lit, tari de nos émois,
les derniers souvenirs,
que j'emporte avec moi.
Tu étais plus sublime mon coeur,
que la première fois.

2025

Le fantôme d'une étreinte me tenait éveillée,
des bras de soie m'encordaient,
et je restais suspendue
à tes lèvres perdues.
Je compte encore les heures funambules
dans ce souvenir inventé,
je t'ai senti.e c'est sûr,
tu n'as jamais existé.
Sur un fil, je dors.
Je dors peu.

2025

Mon réveil fût doux,
Malgré tout,
Ton regard absent, la brûme de mon oreiller,
Malgré tout,
Le ciel était dégagé et cette journéee
Sentait déjà l'odeur de ton cou
Qui m'étouffe.

2025

Éclairée par ton sourire, déshabillée par tes yeux.
Je laisse fleurir sur mes seins, les pétales de ta bouche.
Je dessine avec mes ongles, mon désir sur ton dos.

2025

J'ai un peu froid ce soir mais je brûle.
Je peux encore sentir les chemins de feu tracés par tes doigts.
Je n'ai pas oublié cette nuit.
Ce soir, je brûle.
Mess chevilles tremblent.
Je me souviens les frissons,
les morsures,
Toi.
Le feu.
J'ai froid.

2025

La douceur fantôme de tes yeux. Goût salé sur l'oreiller, souvenir côté passager.

2025

La douceur de tes mains qui couchent sur le papier tous les mots lus que j'aimerais entendre. Mais l'oreiller est vide, le Snap est rempli, et mon coeur est plein de rien.

Paysage

Mars 2026

Eclipse totale,
Dans le plexus solaire
Virage global;
dégradés bleu-verts.

2025

Tu m'as amené dans l'espace,
Tout n'était que lumière,
de jolis éclats morts
pour un coeur trop vaste.

Tu m'as donné les étoiles
des résidus de moments uniques
de la poussière,
et des sentiments en cavale.

Tu m'as donné la lune,
Mais pas celle que je voulais,
Pas de caresses dans les dunes
Pas d'eau, et pas de galets.

2025

Le jour s'est levé.
J'ai vu le ballet des arbres
sur des pointes de rose.
Le rideau est tombé
et tu as disparu.
Griffée, je reste allongée,
étendue dans mes draps bleus.

2025

Je suis née sous le regard d'une mer d'hiver.
Nuageuse,
j'adresse une lettre bleue-verte à l'enfant des dunes que j'étais.
La brûme me suis encore aujour'hui,
J'ai peur de l'été.

2025

J'ai senti l'orage dans tes cheveux,
tes yeux sont mouillés de tristesse.
Raconte-moi la pluie.

2025

Sers-moi sous ton "toi". Juste toi. Raconte-moi la pluie.

2025

Tu es splendide ce soir, la lune pleure sur ton visage. Mon regard se noie.

Métamorphose

2025

J'ai laissé dispersé
dans des petits papiers
des morceaux de rêves
entrelacés.
J'ai déposé à mon chevet
des milliers d'idées.
Si je crois encore
aux sourires fanés,
aux souvenirs amers;
C'est que je les ai charmés,
de mes lueurs inédites,
des rumeurs douces,
écrites,
avec de l'encre et de l'amitié.

2025

Le moment est venu.
J'aperçois sous mon tee-shirt les épines.
À travers le tissu, je dessine,
la venue.
Est-ce que j'ose ?
Est-ce une fleur ou l'émergence d'une nouvelle saison ?
Mon ventre se tord,
je perds la raison.
Le vide se métamorphose...
Le moment est venu de pousser,
d'inviter la lumière à danser.
La piste est encore parée de pétales tombés,
et sur eux-ci,
l'ombre de nouveaux se pose.

2025

J'apprécie les fleurs séchées,
car elles n'ont pas le temps de me laisser.
Je me balance avec les saisons, autour d'elles.
Elles n'ont pas d'yeux à détourner.
Elles ne cessent de m'apprivoiser
de leurs couleurs ainsi figées.
Pourpre, rouge sang,
À jamais cicatrisées.

2025

Perles sur les joues,
Bijoux fanés autour du cou,
Je brillais.
J'ai vu le premier pétale tomber
de la couronne de mes cheveux.
J'ai noyé mes pensées.